Augmentez sa confiance en soi en détruisant ses croyances limitantes

Il ne peut y avoir d’engagement sans confiance. Mais la confiance est une notion qui ne souffre pas de nuance. Elle est absolue. De fait, si je demande à mon meilleur ami s’il a confiance en moi et qu’il me répond « un peu », alors c’est qu’il n’a pas confiance en moi. La confiance ne se mesure pas, elle est entière. J’ai confiance en toi, en moi, oui ou non. Mais cette confiance se construit, elle se nourrit de notre propre capacité à dépasser un certain nombre de barrières, d’auto sabotage, de ce que l’on appelle les croyances limitantes.

Une croyance limitante est un prisme, entre nous et le monde qui nous entoure. Il influence notre ressenti, notre attitude vis à vis de ce monde et nous conduit peu à peu à construire une carte mentale de notre environnement, en fonction de comment nous nous l’imaginons. La plupart de nos croyances ne nous appartiennent pas vraiment. Pour être plus précis, elles nous ont été transmises par nos parents, nos professeurs, nos relations, nos collègues de bureau. Nos croyances proviennent aussi de notre vécu et de nos expériences passées, bonnes ou mauvaises. Nous en tirons un enseignement global, une généralité. Bref, une croyance.
Il y a les croyances limitantes que nous nous appliquons à nous même par exemple: « Je n’y arriverai pas, Les gens ne m’écoutent pas, Je suis trop vieux  pour apprendre, Je n’ai jamais de chance, J’ai toujours été fâché avec les maths… » Ou bien encore ces croyances limitantes que nous exprimons sur ce qui nous entoure : « Le monde actuel est trop dur, On ne peut pas tout avoir dans la vie, C’est trop beau pour être vrai », ou bien encore « Il faut trimer pour réussir ».
« Nous sommes ce que nous pensons. » disait Bouddha. La vérité est que nous vivons et agissons non pas en fonction de nos capacités mais bien en fonction de nos croyances. Nous faisons les choses non pas en fonction de ce que nous sommes en capacité de réaliser mais bien en fonction de ce que nous nous croyions capables de faire. Et quand nous exprimons ce type de croyances limitantes nous réduisons forcément notre champ du possible.

Peut-être connaissez-vous l’effet Pygmalion mis à jour par le Robert Rosenthal, chercheur en psychologie sociale, au cours d’une de ses expériences.  L’expérience eut lieu sur toute une année dans une école défavorisée de San Francisco, dans laquelle de nombreux élèves étaient en situation d’échec. En septembre, l’équipe de chercheurs de Rosenthal fit passer des tests à tous les enfants. Mais ils gardèrent les résultats pour eux, et firent croire aux professeurs qu’il s’agissait d’un « tout nouveau test mis au point à Harvard, et destiné à détecter les élèves susceptibles de progresser de manière spectaculaire pendant l’année à venir ». Les chercheurs sélectionnèrent ensuite, totalement au hasard, cinq enfants par classe, et firent croire aux professeurs que ces enfants avaient eu d’excellents résultats au test, et qu’on pouvait s’attendre à ce qu’ils fassent des progrès très importants au cours de l’année. L’année scolaire passa, et les chercheurs refirent leur apparition pour faire de nouveau passer des tests à tous les élèves pour comparer les résultats des élèves dits normaux et ceux des élèves désignés comme prometteurs. Comme vous l’avez peut-être deviné, les élèves désignés comme « prometteurs » eurent en moyenne beaucoup plus progressé que les autres. Pourquoi ? La raison est simple. Le professeur Rosenthal était une éminence, une référence. Une de ces personnes que l’on n’ose pas remettre en cause. En plus, Il arrivait avec sous le bras un test d’Harvard. Imaginez-vous… Harvard. Bref toutes les conditions étaient réunies pour conditionner les enseignants. Quand les soit disant « bons élèves commencèrent à avoir de bon résultats, c’était normal, attendu. Mais dans le cas contrainte, les enseignants n’hésitaient pas à eux-mêmes se remettre en cause « J’ai surement mal fait, je vais tenter de leur enseigner d’une autre façon ». Quant aux élèves dont ils n’attendaient rien de spécial, aucun effort supplémentaire n’était fait. Pire encore, la posture enseignante conditionnait ces élèves. Quand l’un d’eux laissait tomber un stylo, l’enseignant le ramassait un disant « Tiens, ton stylo » : 1% de « voici ton stylo, c’est pas grave », 99% « qu’est-ce que tu es maladroit, quand même ! ».

Voilà comment on construit des prophéties autoréalisatrices : Ici, les élèves dont on s’attend à ce qu’ils réussissent, réussissent mieux en partie à cause de cette attente… car effet, lorsque nous avons une croyance, notre cerveau fait tout pour la valider… et devinez quoi, il y arrive !

Je me rappelle de ce papa aux entraînements de foot où j’amenais mon petit neveu, qui n’arrêtait pas de dire à son fils : « Tu vas tomber, tu vas rater la balle, qu’est-ce que tu es maladroit ! ».Et évidemment le petit en question tombait plus que ses camarades. Un jour je décidai de m’approcher de ce papa pour lui dire : « Vous savez pourquoi votre fils tombe ainsi, si souvent ? C’est parce qu’il vous aime… et qu’inconsciemment, il veut vous faire plaisir quand vous lui dites : tu vas tomber ! ». Alors à toutes les mamans et tous les papas qui sont ici, si vous croyez à la théorie des prophéties autoréalisatices, un conseil : révisez comment vous parler à votre enfant, et changer les phrases négatives par des phrases d’encouragement.

Lorsque Pascal Dupraz est nommé entraineur du Toulouse FC en mars 2016, lors de sa première conférence de presse, ses mots sont les suivants : « Quelques fois j’entends que le TFC, au vu de son classement, à une chance sur un milliard de se maintenir. Pour moi, il a une chance sur deux. Soit il se maintient, soit il ne se maintient pas. Pour l’instant et jusqu’à preuve du contraire, le TFC est en Ligue 1 ». On connait la suite de l’histoire.

Avoir confiance en soi c’est cela. C’est savoir se débarrasser de ses croyances limitantes, pour se dire que tout est possible, que si ce n’a pas été fait jusqu’à présent, cela ne signifie pas que cela soit impossible, et que je suis, vous êtes, nous sommes capables de le faire.

La confiance en soi est une qualité qui peut s’acquérir. Certains en ont trop quand d'autres en ont besoin. Qu'est-ce qui en fait une qualité importante? Comment résoudre ce manque de sécurité? Je vous propose ici cinq trucs pour avoir confiance en vous.

Cinq trucs pour augmenter sa confiance en soi

La confiance en soi est une qualité qui peut s’acquérir. Certains en ont trop quand d’autres en ont besoin. Qu’est-ce qui en fait une qualité importante? Comment résoudre ce manque de sécurité? Je vous propose ici cinq trucs pour avoir confiance en vous.

Truc n ° 1: L’Acceptation
Vous devez vous donner le droit d’avoir des opinions, des pensées, des actions. Et vous les approprier sans jamais les rejeter ou les nier. Petit à petit, chaque jour, vous devez faire l’effort pour exprimer votre point de vue dans une conversation, même si cela va à l’encontre de ce que les autres pensent et même si vous imaginez que cela n’a aucun intérêt. Essayez-le d’abord dans un comité restreint, avec votre famille par exemple, puis, lorsque vous vous sentirez plus à l’aise, exprimez votre opinion à vos amis. Dernière étape, au travail, devant vos collègues, lors d’une réunion.

Truc n ° 2: L’affirmation
Soyez authentique dans vos relations et ne cherchez pas à dissimuler la réalité pour plaire aux autres. Vous ne pouvez pas copier votre attitude sur celle des autres. Chacun à son propre mode d’expression, vouloir copier l’autre apparaîtra vite comme artificiel.
Par exemple: achetez des vêtements que vous aimez au lieu de copier le look de votre meilleur ami. Osez dire à votre compagne  que vous n’aimiez pas le film alors qu’elle l’aimait beaucoup.

Truc n ° 3: L’incitation
Incitez-vous à l’action. Proposez-vous chaque jour de petits défis. Pour ce faire, vous devez connaître vos limites pour envisager des objectifs réalisables. Avancez ensuite pas à pas, en augmentant la difficulté. Regardez les résultats pour voir ce qui a changé en vous et réajustez au besoin. Se rendre compte de ses erreurs vous permettra aussi d’évaluer ce qui n’a pas fonctionné pour ainsi ne pas les répéter.

Truc n ° 4: La conviction
Répétez-vous des phrases positives matin et soir: «Je peux y arriver», «J’ai les compétences nécessaires pour ce travail» ou «Je suis le meilleur»…
Ce genre de pensée positive vous aide à prendre confiance en vous et à ne pas tout voir de manière négative. Mais pour que cela fonctionne, il faut avant tout croire en son pouvoir.

Truc n ° 5: La confrontation
Au lieu de fuir des situations inconfortables, vous devez vous y confronter aller de l’avant. On vous interpelle ? Ne baissez pas le regard ; répondez et alimentez la discussion lorsqu’un inconnu commence à vous parler.
Le plus important est d’avoir de nouvelles expériences afin de mieux appréhender, peu à peu, les situations stressantes.

Huit clés pour lutter contre la timidité

Timide, nous le sommes tous, de manière différente. Mais ce manque de confiance en soi peut être une véritable gêne pour certains d’entre nous. Si c’est votre cas, je vais vous donner quelques astuces pour lutter contre votre timidité.

Numéro 1:
Faites la liste complète de vos points forts. Face à une situation délicate, ce sera le meilleur moyen de vous les remémorer et donc de vous sentir plus en sécurité.

Numéro 2:
Faites aussi la liste de vos points faibles. Concentrez-vous sur les plus petits pour commencer à les corriger. Petit à petit, vous gagnerez en sécurité et pourrez changer les défauts les plus graves.

Numéro 3:
Faites attention à votre apparence. Cela peut sembler anecdotique, pourtant cela a quelque chose de magique. Transmettre une image positive vous permettra de voir, dans le regard des autres, le petit plus qui vous aidera à avoir plus confiance en vous.

Numéro 4:
Soyez positif. N’exprimez jamais de phrases de doute, mais des phrases centrées sur vos capacités. Changer la phrase « je ne peux pas » par « je suis capable de ».

Numéro 5:
Suivez des cours où vous pouvez apprendre à vous rapprocher des autres et à créer plus de lien social. En ce sens, les cours de danse ou de théâtre sont un excellent moyen d’apprendre à jouer.

Numéro 6:
Souriez avec un sourire franc. Rappelez-vous que nous sommes  toujours plus attirer par les personnes qui dégagent quelque chose de positif. De plus, il a cela de merveilleux qu’il est contagieux, donc ne vous en priver pas !

Numéro 7:
Articulez lorsque vous parlez, en utilisant un ton de voix posé. Pour être entendu, il est important de parler clairement et distinctement.

Numéro 8:
Ne vous mettez pas au défi d’utiliser tous ces conseils en même temps, mais l’un après l’autre, au fur et à mesure de votre progression. Bon courage !