Comment apprendre de ses échecs

Tenter ne signifie pas nécessairement réussir. Mais peu importe. Il n’y a pas d’échec. Il n’y a que du feedback. Savez-vous qu’un enfant tombe en moyenne entre 1500 et 2000 fois avant de savoir marcher. Alors ? S’agit-il de 2000 échecs ou bien un processus permettant d’atteindre son objectif ?

L’échec fait partie de notre apprentissage, c’est même une des composantes prépondérantes. Comment peut-on apprendre et avancer sans rencontrer une quelconque difficulté et sans ne jamais avoir la chance de remettre en question nos acquis. Oubliez la peur de l’échec et acceptez les différentes embuches comme une nécessité pour votre apprentissage.
Chaque difficulté nous bloque, nous retarde, nous stresse et perturbe nos plans, mais soyez en sûr, avec un minimum de détermination vous arriverez à les franchir ou les contourner. Au final, résoudre ces difficultés vous apportera de l’expérience ainsi qu’une plus grande confiance en vous et en vos capacités. Qu’y a-t-il de plus bénéfique que résoudre un problème et en sortir grandi ?
Concernant l’échec, sauf si celui-ci vous emmène dans une réelle impasse, ne le considérez pas comme une fin en soi. Comme le disait si bien le Général de Gaulle, vous avez perdu une bataille, mais pas la guerre. Changez le cap s’il le faut, mais n’abandonnez surtout pas.
Vous échouerez vraiment le jour où vous abandonnerez définitivement. Le voilà le véritable échec. Avant, ce ne sont que des essais et même si cela parait difficile, il est important de voir vos échecs en tant que tels. C’est la façon dont Thomas Edison voyait les choses, malgré des milliers de ratés, il n’a pas échoué dans son désir de créer l’ampoule électrique.

Détermination et conviction sont deux des qualités qui ont mené Edison à la réussite et ce, malgré autant d’essais. Et lorsqu’un journaliste lui demanda un jour s’il n’était déçu d’avoir fait tant d’expériences sans succès, il répondit simplement : « Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10.000 solutions qui ne fonctionnent pas. » Le génie d’Edison réside finalement dans le fait d’avoir su se rappeler de l’enfant qui tombe 200 fois avant de savoir marcher.
Quand nous décidons d’une action, nous nous attendons à un certain résultat, le fameux objectif que nous nous sommes fixés… mais il est normal dans une vie d’une personne normale de ne pas toujours atteindre ses objectifs. Il peut y avoir beaucoup de raison à cela (l’objectif est mal défini au départ, Les moyens sont non disponibles pour le réaliser, La réalisation de l’objectif ne dépend pas à 100% de vous, ou bien encore l’objectif n’est pas réaliste).
Lorsque l’objectif n’est pas atteint, nous recevons en retour de l’information (notre fameux feedback) et uniquement de l’information… Cette information nous permettra ainsi de réajuster notre action, de trouver d’autres ressources, de modifier l’objectif et évidemment d’être plus créatif pour l’avenir !
C’est en acceptant de se perdre qu’on arrive souvent à trouver le chemin des solutions les plus pertinentes. Apprendre à se tromper, c’est découvrir l’importance de regarder les choses d’une manière différente.

C’est parce qu’ils ont su observer sous un angle différent ce qu’ils voyaient que Fleming a découvert la pénicilline, Nobel la dynamite et de Mestral le Velcro, tous exemples fabuleux de sérendipité.
Le 3 septembre 1928, le docteur Alexander Fleming, 47 ans, de retour de vacances, retrouve son laboratoire de Saint-Mary’s Hospital, à Londres. Il constate que les boîtes où il faisait pousser des staphylocoques ont été envahies par des colonies cotonneuses d’un blanc verdâtre. C’est qu’elles ont été contaminées par un champignon microscopique, le penicillium notatum, qu’utilisait son voisin de paillasse. Avant de les jeter, Fleming y jette un coup d’œil et s’aperçoit qu’autour des colonies de champignons, ses staphylocoques ne se sont pas développés ! Il devine qu’une substance sécrétée par le champignon en est responsable et l’appelle aussitôt « pénicilline ». Combien de malades ont-ils bénéficié de la découverte de Fleming qui aurait pu prendre cet amas de petits champignons pour une erreur et jeter l’ensemble sans y jeter un coup d’œil ? Si vous avez du mal à accepter vos erreurs, rappelez-vous d’Alexander Fleming.

L’enjeu consiste donc tout simplement d’être capable de voir ce que l’on doit modifier dans nos actions en fonction de l’objectif à atteindre, et évidemment d’effectuer les ajustements nécessaires.

2 réponses sur « Comment apprendre de ses échecs »

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